lundi, avril 23, 2012

Les Alléluias - Chantent Alléluia (Loma; 1964)

 Les Alléluias, Bernard Tremblay à l'avant-plan (collection personnelle de B. Tremblay).

Entre 2009 et 2011, j'ai eu le privilège de m'entretenir à plusieurs reprises avec Bernard Tremblay, Roland Tremblay et le Père Guy Pilote, tous anciennement du premier groupe de rock n' roll chrétien québécois Les Alléluias. Je ne saurais trop les remercier pour leur ouverture et leur générosité. Suivant la présentation d'une biographie sommaire du groupe lors de l'exposition inaugurale du Musée du Rock n Roll du Québec, voici maintenant en primeur l'épopée des Alléluias.

 Neuf membres des Alléluias (de gauche à droite): ,Denis Simard (assis), Bernard Tremblay, Gilles Perrault, Rodrigue Théberge, Roland Tremblay, Raymond Lavoie, Réal Veilleu & Rémi Gagnon. (collection personnelle de Bernard Tremblay).

Le groupe prend forme à Aylmer-Est (aujourd'hui fusionné à la ville de Gatineau) vers 1962. Constitué de treize jeunes séminaristes du Scolasticat des Pères Rédemptoristes, on comptait parmi ses rangs Bernard Tremblay (soloiste, banjo et guitare), Roland Tremblay (arrangeur, contrebasse, harmonica), Rémi Gagnon (guitare), Denis Simard (batterie), Réal Veilleu (accordéon), Jules Dallaire (chant), Réal Tremblay (chant), Rodrigue Théberge (chant), André Simard (chant), Guy Pilote (chant) et Gilles Perreault (chant).

 Ils sont électrifiés!  Neuf membres des Alléluias (collection personnelle de Bernard Tremblay).

Aussi connu en Outaouais sous le sobriquet The Clergymen, Les Alléluias performent sur scène en toges et proposent un répertoire efficace constitué d'originaux et de reprises, alternant entre une folk-pop harmonieuse et de dynamiques numéros de rock n' roll.

 Pochette-photo du premier simple des Alléluias (collection personnelle de Roland Tremblay)

Face à une réponse positive du public, friand de cette rafraîchissante excentricité chez de jeunes catholiques, l'étiquette Loma offre au groupe d'enregistrer à Ottawa deux 45 tours. Leur premier simple, le seul accompagné d'une pochette-photo, stipule que Les Alléluias sont désireux de rester en contact avec les jeunes de leur temps et interprètent leurs propres compositions pour les teen-agers. Treize «prêtres électriques» ainsi réunis sur une même scène, l'impact était sans précédent au Québec!

En tout, trois simples, tous sur étiquette Loma, sont pressés par le groupe: Alléluia / Départ (LO-2000), Bénissez le Seigneur / Sur la route (LO-2001) et Partendo dal mondo / Jukebox (LO-2002). Les chansons Sur la route et Alléluia tournent sur les ondes des stations de radios locales. Pour l'anecdote, ces deux titres sont encore au programme lors des rares tours de chant privés de Bernard Tremblay... Ces 45 tours mettent de l'avant le talent créatif du contrebassiste Roland Tremblay, principal auteur-compositeur pour le groupe. Alléluia, ce cri de joie gospel avec banjo et tambourin, est une introduction naturelle et à la limite prévisible pour nos jeunes séminaristes. Vous aurez néanmoins de la difficulté à résister à cet entrain si intrinsèque au succès du groupe et tapperai bientôt des mains. Pour la ballade Départ, on reconnait le timbre franc du soliste Bernard Tremblay qui s'installe en douceur sur les choeurs du groupe et quelques notes d'harmonica et d'accordéon. Un premier simple, somme toutes sans risque -du moins, à nos oreilles contemporaines- qui ne laissait pas présager le schisme à venir.

Le Clergé était visiblement divisé quant à ces chants litturgiques rythmés (La Patrie, août 1965).
 
Bénissez le Seigneur, leur second 45 tours, augmente la cadence et exploite mieux la fibre rock n roll. Monseigneur Ouellette ne pourrait que froncer les sourcils puisque, c'est bien connu... rien n'arrête le rock! L'introduction est d'ailleurs plutôt éloquente. Venez les jeunes de l'ère atomique, prenez dans vos mains votre création et comme les jeunes des temps bibliques chantons un psaume à notre façon. Roland Tremblay adapte pour l'occasion Runaround Sue du chanteur Dion, un hit pour l'américain en septembre 1961.Ici, cette mélodie doo wop hyper accrocheuse fait mouche et se présente comme une technique moderne à louer le Seigneur (notes de pochette). Sur scène, le contraste avec nos interprètes en soutanes devait être des plus captivant! Sa face B, Sur la route, est beaucoup moins frivole, mais séduit par son instrumentation aussi minimale qu'efficace. Partendo dal mondo actualise sur un air typique de Naples -accordéon en prime!- un hymne religieux du 18e siècle composé par Saint Alphonse de Liguori. Plus sobre, on peu néanmoins y déceler un certain hommage au fondateur des Rédemptoristes. Juke-Box renoue avec l'effervescence du second simple et démontre que ces prêtres musiciens sont empathiques et sensibles aux remises en question des jeunes. C'est nous la jeunesse agressive qui clame sa fureur de vivre. Elle voudrait nous démolier, elle souhaite pouvoir mieux reconstruire. Elle a besoin de s'faire aller, elle a besoin d'fraterniser: c'est sa manière d'affirmer! Le pont est particulièrement séduisant avec ses choeurs, ce saxophone et ces quelques notes électrifiées à la guitare. Seigneur, je ne t'entends pas: y'a trop de bruit!






 Les Alléluias performent en 1965 sur une scène du Saguenay (collection personnelle Bernard Tremblay)

Entre 1964 et 1965, une tournée amènera le groupe à se produire au Lac St-Jean et dans la région montréalaise. À cette occasion, le groupe voyage en format réduit, se limitant à six membres dans une mise en scène rudimentaire. On opte aussi progressivement pour un uniforme moins formel qu'à leurs débuts: exit les toges et bonjour les cardigans! Il faut être de son temps...


 Garde le rythme, Denis! (collection personnelle Bernard Tremblay)

Loma offre bientôt au groupe la possibilité d'enregistrer un microsillon aux studios de Radio-Canada à Montréal, en combinant leurs trois simples à de nouvelles compositions, majoritairement signées Roland Tremblay. La recette porte fruit et le public s'intéresse à ce phénomène marginal attribué partiellement à la génération yéyé. Le quotidien La Presse leur consacre bientôt quelques lignes dans un de leurs cahiers Perspective de 1964 et offre même une des rares photographies du groupe dans son intégralité.

 La Presse, cahier Perspective (1964; Collection personnelle Roland Tremblay)

Preuve de son succès immédiat, l'album bénéficie d'un pressage mono puis stéréo: du jamais vu dans le monde de la pop litturgique québécoise! D'abord publié pour le compte de l'étiquette Loma, le disque serait éventuellement pressé une troisième fois pour le compte de Paragon, aussi afficilié à Allied. On opte alors pour une version en stéréo et utilise une pochette «générique» différente, montrant cette fois une statue de madonne et omettant toutes photos au verso. 



 À la fin des années 90, Allied lança un appel à plusieurs de ses anciens artistes avant d'effectuer le grand ménage de sa voute: s'ils voulaient leurs bandes maîtresses, il fallait les réclamer maintenant. Malheureusement, dans le cas des Alléluias, personne n'accusa réception et les bandes furent ultimement perdues ou détruites...

 Le troisième pressage de l'album des Alléluias.

Explorons le reste des nouvelles compositions. Le slow rock Fiers de notre temps ouvre l'album et, sans équivoque, donne le ton: ces jeunes séminaristes incarnent le changement à l'intérieur de leur Église, déjà en pleine mutation suivant le Concile Vatican II. Ils avancent toutefois cet avertissement pour leurs auditeurs: à moins d'accepter le Seigneur, la technique et les atomes pourraient bien écraser l'Homme, oui c'est vrai!  Si tu crois est un jerk s'appuyant sur l'accompagnement d'un organiste non-identifié. Délicieusement approximatif, l'interprétation fait sourire en passant du chant à la prose parlée. Un gars marchait est une composition du tandem européen J. Larue et Guy Magenta; elle avait précédemment été interprétée par Jo Bouillon ou la française Lucienne Delyle à la fin des années 50. Le groupe la pimente de notes joviales à l'orgue et d'un bon rythme; au bout du compte, le tout s'impose comme une marche digne des scouts.




Si tu voulais, une composition de Denis Simard, est une ballade légère avec quelques notes de saxophone qui effectue une jolie transition vers Psaume Mambo. Inspirée par moment de Diana du canadien Paul Anka, le groupe reprend l'adaptation du psaume 95 qu'avait auparavant réalisé Le Choeur de la Cité. Charmant. Dis-le moi, co-composé par Guy Pilote et Bernard Tremblay, ajoute du mordant en fin d'album. Le ton est plus grave, l'urgence plus ressentie: on aime! Une question: qu'as-tu fait des talents que le Seigneur t'a donné?






La séparation des Alléluias a lieu en juin 1965, coincidant avec la fin des études pour ces jeunes séminaristes. La plupart des membres n'aspirera pas à la vie de prêtre et bon nombre de musiciens défroqueront peu après cette aventure. Roland Tremblay poursuivra une carrière musicale, centrée cette fois sur les arrangements et la fabrication d'instruments; il collabore notamment avec l'artiste-archiviste Claire Lafrenière. De nos jours, seul le Père Guy Pilote est toujours pratiquant, à Ste-Anne-de-Beaupré. Quant au Père Bernard Tremblay, il est affecté à l'été 1965 à Moncton au Nouveau-Brunswick où il a tôt fait de s’entourer de... Nouveaux Alléluias. La fougue et la détermination placent dès lors Les Alléluias dans une classe à part. Pas de doute: les patriarches du rock chrétien québécois, ce sont eux

À suivre...



Téléchargez la version MONO de Les Alléluias chantent Alléluia


samedi, avril 14, 2012

Les Contretemps - Chô-Fret (1972; Trans-Canada International TSF 1443)









*mise à jour*


Après un premier album sur étiquette CTL (Canadian Talent Library) et une série de spectacles au Japon 2 ans plus tôt, Les Contretemps proposèrent leur ultime opus folk. Le quintet, composé de 3 garçons et de 2 filles, rejoignait ainsi plusieurs artistes Québécois ayant profité du rayonnement culturel autour de l'Exposition Universelle d'Osaka en 1970. Au programme , la délégation Québécoise réunissait entre autres Les Bel Air, Karo, Les Kanto, Jean-Pierre Ferland, Souls of Inspyration, Jacques Michel et même... Lucien Hétu (source: LECLERC, Richard; Des lys à l'ombre du Mont Fuji)

 La Patrie, mars 1970.

Fiers de cette expérience, Les Contretemps furent signés sur étiquette Radio-Canada International (RCI). Monique Grenier, responsable du service musical à RCI de 1967 (?) jusqu'à la fermeture en 1990, assure la production. Dans un entretien diffusé en 1990, elle soulignait même que Radio-Canada avait longtemps et curieusement failli à son mandat en refusant d'assurer la distribution Canadienne de la plupart des productions RCI. 

La Patrie, décembre 1971.

Alors que quelques centaines de copies étaient gratuitement distribuées à travers le monde par RCI, les quelques exemplaires restants l'étaient tout autant à travers les radio collégiales et les bibliothèques du pays ou étaient parfois secourues par d'autres labels. Ceci pourrait expliquer en partie la quelconque rareté ratachée à Chô-Fret...


Photo Vedettes, juillet 1971.

Empruntant une tangente sunshine-folk s'aparentant à celles des Alexandrins, du Coeur d'une Génération ou de La Nouvelle Frontière, l'album offre quelques reprises efficaces ponctuées de 7 titres originaux, parfois pastoraux dans le ton (Ô Terre, L'Alléluia, Bienheureux) ou bien légèrement psychédéliques (Ailleurs, La marche du Président) mais tous résolument pop (Julia, J'aime ma chemise, Jazz-Café). Les Contretemps ne proposent pas un registre à-proprement-dit religieux, mais sous leurs cheveux longs, ces hippies demeurent étonamment toujours enchevêtrés sur quelques titres aux valeurs judéo-chrétiennes, alors en plein chamboulement. Leur identité demeure pour votre auteur un mystère. La plupart des titres n'étant signés que sous "Les Contretemps", nous sommes tentés de combiner les rares infos biographiques contenues sur le 45 tours pour conclure qu'ils réuniraient possiblement P. Iohann, M. David & R. Stevenson. Quelqu'un a plus d'informations?

Les Contre-Temps (sic) en 1968 (Photo-Journal, 16 octobre 1968)

Avec un excellent 1er simple, l'accrocheur-comme-c'est-pas-possible Julia, le groupe aurait respectueusement mérité sa place au palmares. Il s'agissait en fait d'une adaptation, peu commune, d'un titre du groupe pop américain The 5th Dimension, Don'tcha hear me callin' to ya. La version du 45 tours diffère grandement de celle ouvrant l'album, cette dernière étant plus folk avec ses délicieuses harmonies et l'accompagnement à la flûte. Bien que les deux aient leurs qualités, la production de Yves Martin et les arrangements cuivrés de Jerry deVilliers & Richard Ferland insuflent à la version du 45 tours un parfum soul ennivrant. Bref, ça déchire! 


La Patrie, octobre 1969.

Mixée à la fin de Julia, Ailleurs oscille abstraitement entre un récit mystérieux (Il pleut de la pluie, Il pleut de la pluie...et l'automobile file sur la route qui défile... Baaaaaaaah!) explosant sporadiquement de quelques harmonies aidées d'une basse éfreinée. Way out! L'infâme reprise de I like my shirt de Donovan (rebaptisée J'aime ma chemise) n'apporte rien de vraiment substanciel*. Toutefois, côté reprises, les adaptations de la reprise de Hugues Aufray de la chanson de Dylan (vous me suivez?), Le jour où le bateau viendra, plus loin Sakura ou la Berlu de Vigneault nous renvoient au son plus rangé de leur premier album: un folk plus traditionnel, efficace mais à l'interprétation plus propre.




La Patrie, janvier 1971.

Bienheureux semble mettre en parole les qualités miséricordieuses de son titre et, sur un rythme rappelant Pierrot les cheveux (hit du Coeur d'une Génération), annonce un retour aux valeurs fondamentales, d'un point de vue hippie du moins (Nous irons marcher dans les bois, cueillir des fleurs et du lilas comme autrefois; où nous vivions, petits enfants, amoureux d'un papillon blanc venu du ciel). Thématiquement rapprochée, l'impresionnante Ô Terre avec ses quelques notes de glockenpiel et ses délicates envolées lyriques raconte la quête de nomades à la recherche de l'illumination (Sois fidèle, fais-toi éponge à sa lumière à ton réveil). Le tout est produit dans ambiance subtilement planante et des plus chaleureuses. Leur relecture du classique de Charlebois/Forestier, La marche du Président, prouve qu'un titre-culte peut être revisité avec panache. D'un air juste assez désinvolte, le groupe brille par ses canons aux travers desquels fourmille le récit névrosé d'un bref Je-vous-salue-marie, les voix construisent efficacement les cresendos qu'impose la Marche, haletant un moment, ralentissant plus loin tout poussant habilement les vocalises. L'Alléluia raconte l'envoutement d'une femme par le malin (le diable a brûlé son manteau, a mis de la peau sur ses os; en nettoyant ses ongles sales, il a craché le bien, le mal!), usant de couplets éthérés et dramatiques pour simuler la tentation et, plus loin, émulant la rédemption d'un refrain au populaire chant de chorale Alléluia... Comme sur l'album éponyme des Quatre-20 en 1967, Chô-Fret est fébrilement à la rencontre de plusieurs tendances, injectant un brin de mythologie populaire et de références chrétiennes dans un registre folk en pleine expansion, question de remixer l'image du chansonnier...



Un ultime simple suivrait et serait de nouveau proposé sur Trans-Canada. Cette fois, le producteur Yves Martin retiendrait les services de Jacques Crevier alors que le groupe opterait pour deux reprises. La face A revisite le chanson des australiens The Seekers, I'll never find another you , sous le titre Au pays de l'amour. C'est plutôt efficace, mais après les compositions originales de Chô-Fret et les adaptations plus étoffées, on aurait préféré que le groupe prenne plus de risque. Encore une fois, la face B recelle un titre plus dynamique et accrcoheur, une adaptation du simple de 1970 de l'américain R. Dean Taylor, Ain't it a sad thing. On pardonnera à Viens avec moi de ne pas retenir le propos écologique de la version originale puisqu'on y retrouve néanmoins tous ses hooks. Ain't it a sad thing, avec sa prose engagée, semble avoir été populaire au sein de la scène folk de Toronto à l'époque; mon petit doigt me dit que Les Contretemps n'y étaient pas inconnus... Bonne écoute!



* Avec un catalogue aussi impressionnant que celui de Donovan (Sunshine Superman, Wear Your Love Like Heaven, Hurdy Gurdy Man), pourquoi avoir tenu à reprendre ce titre???


Le groupe assure en octobre 1968 la première partie du spectacle de Lucille Dumont (Photo-Journal, 16 octobre 1968)

Rare second album from this young folk-rock band (3 boys, 2 girls), initialy published by Radio-Canada International (RCI) after the band returned from their Osaka gigs in 1970. The title "Chô-Fret" is a word-play litteraly meaning "hot-cold" in "joual" and can roughly be translated as "heater" (as pictured on the cover). The LP features 7 originals and 5 covers (including Donovan's I like my shirt and Charlebois/Forestier's La marche du Président), ranging from lite folk-psych (on Ailleurs or l'Alléluia) to great sunshine-pop moments (Julia). Recalling the sound/harmonies of Les Alexandrins, Le Coeur d'une Génération, la Nouvelle Frontière or even Bill Comeau (think of the Gentle Revolution LP), the band also manages to squeeze in some christian references (on l'Alléluia, Bienheureux or Ô Terre) without ever overdosing on it. Leave a comment as you download!



Téléchargez l'album complet / Download the complete album:
Les Contretemps - Chô-Fret (1972; Trans-Canada International TSF 1443)

samedi, avril 07, 2012

Pour une Pâques analogue!

 Yvon Hubert (Le jour du Seigneur, Spirisphère & Saint-Chrone de Néant avec Offenbach) et Sébastien Desrosiers, mars 2012.

Depuis 2007, je dois vous confesser que ma passion d'abord anodine pour la pop chrétienne s'est progressivement développée en une sérieuse affaire.  À l'image de ce blogue et suivant la publication initiale de ma compilation Résurrection! , il fallait que je pousse mes recherches et découvre les motivations, spirituelles et musicales, à la source de ce qu'on appelait les messes à gogo. Tout restait à faire... J'ai depuis eu le plaisir de m'entretenir avec plusieurs intervenants et talents incontournables du genre. Je ne saurais trop les remercier pour leur ouverture et leur générosité. 

Ainsi, parallèlement à la publication officielle chez Mucho Gusto de la compilation Résurrection! en 2012, je vous annonce que je publierai sous peu une série de nouveaux articles et de mises à jour des albums religieux précédemment abordés sur Patrimoine PQ. Des primeurs et de rares photos excavées, va y'en avoir! Vous découvrirez l'histoire des Alléluias/Nouveaux Alléluias, l'avant-gardisme de Yvon Hubert, la genèse du groupe Agapè suivant les révélations du chansonniers Marc Lebel (véritable initiateur du projet) et j'en passe... 

En attendant, et juste à temps pour la Pâques, je vous propose de redécouvrir ces rares albums que nous avons découvret plus tôt sur ce blogue. Soyez sans crainte, les croyants comme les athées y trouveront leur compte! Les seules conversions qui auront lieu le seront au nom du rock qui transpire de ces rares titres, tous inédits depuis leur parution originale.


Ce samedi 7 avril, l'ami Félix B. Desfossés (de l'essentiel blogue Vente de garage) abordait justement quelques-uns de ces artistes chrétiens dans sa chronique «LSD ou Loué Soit Dieu» dans le cadre de l'émission Bouillant de culture sur les ondes de Radio-Canada. Merci pour la référence!  


Ne manquez pas non plus la Spéciale Pâques de l'émission Mondo PQ - L'envers du rétro québécois, que je co-anime avec Mimi la Twisteuse tous les dimanches dès 10h00 sur CIBL 101,5 FM. Plusieurs primeurs et découvertes seront au rendez-vous. Bonne écoute!